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EDITORIAL
Le
Club Européen des Universités d’entreprise
entame sa septième année le 30 septembre
prochain. Ainsi depuis 2002, j’ai le grand plaisir
de rassembler cinq fois par an, des femmes et des hommes
confrontés à l’exercice d’un
métier empirique, complexe et pas toujours compris
parce qu’à mi-chemin entre les ressources
humaines et les stratégies business : celui de
directeur d’université d’entreprise.
Ces
dirigeants sont bien souvent confrontés à la
solitude du coureur de fond et dans leur réalité où tout
bouge sans cesse, ils doivent savoir tout faire, bannir
les certitudes, apporter idées nouvelles et créativité,
créer de la valeur et traquer les économies.
On les voit évoluer à la fois dans et hors
l’organisation, dans le court et le long terme des
personnes et de l’entreprise, entre des fournisseurs
pour le moins foisonnants de contenus, de technologies
et de logistique d’un côté, et de prescripteurs
poursuivant des objectifs pouvant être contradictoires
de l’autre, sans oublier leurs cibles appartenant
de plus en plus souvent à des cultures différentes.
Certes,
pour évoluer chacun peut, dans son entreprise,
scruter seul les innovations, tenter d’observer le
mouvement mondial de création d’universités
d’entreprise, faire soi-même des études
de benchmarking. Mais chacun sait que mettre en commun
ses recherches - dans des conditions de confiance mutuelle
et d’espace de liberté de parole - fait gagner
un temps considérable et procure des économies
d’échelles tout en offrant une caisse de résonance
très qualitative.
Si
j’avais qualifié ce
Club d’Européen
en 2002, ce n’était pas pour des raisons d’hégémonie,
mais tout simplement parce que la France est européenne
d’une part et parce qu’il était intéressant
de faire émerger les modèles européens
en matière d’éducation d’autre
part. En effet force est de constater que les modèles
d’apprentissage diffèrent fortement selon
les cultures et les pays.
Aujourd’hui, c’est davantage l’adjectif
d’international qui conviendrait mieux à ce
Club, puisque des entreprises non ressortissantes de la
zone Europe en sont membres, comme Sonatrach et Sonelgaz,
les premières entreprises algériennes !
Une
trentaine d'entreprises, constituent actuellement cette
communauté de
pratique très conviviale, fondée sur un certain
nombre de principes d’action, de fonctionnement et
d’adhésion qui en font son
succès.
Annick
Renaud Coulon
Fondatrice et présidente
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UNE
VISION FONDATRICE
The
European Club of Corporate Universities a pour vision
fondatrice d’être un groupe influent et reconnu
de responsables d’universités, académies
et instituts d’entreprise :
pour
la qualité de ses membres,
pour
la vitalité et la pertinence de ses travaux, de
ses recherches et de ses recommandations innovantes pour
l’avenir.
DES
AMBITIONS
Fédérer
les professionnels des universités d’entreprise
dans un réseau de qualité et très
convivial, leur permettant :
de
développer
des échanges approfondis
et fructueux entre les membres
de
conforter l’identité de
leur métier et de leur structure éducative
interne
de
questionner leurs propres stratégies
et de les faire évoluer à l’aulne
des préoccupations et demandes de la société contemporaine
d’innover
et optimiser la gestion de leurs ressources
de
toujours créer de la valeur au sein
de leur organisation.
Faire
gagner du temps et de l’argent aux
entreprises membres dans le pilotage, la re-dynamisation
ou la création de leur université interne.
En
préparant des réunions et dossiers
thématiques.
En
faisant intervenir des personnes les plus adaptées
pour analyser ou illustrer les thèmes de travail.
En
organisant le travail en réseau entre
les membres.
Faire émerger
les tendances culturelles et organisationnelles des Universités
d’entreprise
dans les grandes régions du monde, pour
aider les entreprises membres à intégrer
les contingences des marchés sur lesquelles
elles opèrent, dans le pilotage de leur
université ou de leur projet de création
d’université.
En
les aidant à travailler
sur ces différences
et complémentarités au sein de leurs
propres organisations
En
facilitant les échanges
entre directeurs d’universités d’entreprise
de culture différentes, et leur permettant
d’expérimenter entre eux des voies
nouvelles d’apprentissage.
DES
PRINCIPES D’ACTION
Les
entreprises membres s’engagent à respecter
un esprit club fait de relations de contribution, d’échanges
actifs, de confiance, de réciprocité, de
confidentialité, de respect des différences,
d’entraide entre des pairs, tous directeurs d’universités,
d’instituts ou d’académies d’entreprise.
UN
ESPRIT CLUB
DE PARTAGE
ET DE CONVIVIALITÉ
Réception à tour
de rôle par les entreprises membres qui prennent
en charge les questions d’intendance et de logistique
des réunions, dont un déjeuner qui ponctue
chaque réunion, et un dîner lors du séminaire
annuel, autant de moments privilégiés pour
les relations informelles.
Les membres accèdent par login et mot de passe à des
informations réservées sur un site Web
dédié.
DES
PRINCIPES
D’ADHÉSION
Ce
sont les entreprises qui adhèrent en leur nom
au Club Européen des Universités d’entreprise
et payent pour cela une cotisation annuelle allant de
septembre à septembre.
Dans
les grands groupes où peuvent exister des universités
au corporate et dans les filiales, l’adhésion
et la cotisation sont dues pour chaque structure juridique.
Elles
y délèguent un titulaire (patron numéro
1 de la CU) et un suppléant (une personne qui agit
au niveau stratégique) non interchangeables avec
d’autres salariés de l’entreprise
qui participent l’un et l’autre aux réunions.
Une
troisième personne peut être inscrite à condition
qu’elle soit nommément choisie par l’entreprise,
remplisse les conditions requises pour adhérer et
que l’entreprise paye une cotisation additionnelle.
Ne
peuvent adhérer au Club les cabinets de conseil,
les consultants, les professeurs de business schools, les
fournisseurs de savoirs, de logistique, de technologies
et autres, afin de préserver les prescripteurs que
sont les patrons de CUs de pressions commerciales.
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